Euthanasies « de convenance » dans les zoos

Les zoos prétendent « sauver » les espèces, mais n’hésitent pas à en tuer les individus, même de très jeunes, quand ils les considèrent comme « gênants ». Cela pourrait-il se produire au zoo de Vincennes, rouvert depuis le 12 avril 2014 ? J’ai demandé au président de Code animal quel serait le scénario pour justifier ces abattages :

À l’instar des autres zoos, le nouveau zoo de Paris pourrait très bien décider une euthanasie d’animaux, et ce, pour plusieurs raisons. Les zoos sont avant toute chose des parcs de loisirs à intérêt lucratif. De ce fait, il est indispensable pour plaire au public que soit proposée une collection riche et variée d’animaux « populaires », mais en nombre suffisamment restreint pour que la collection (c’est le mot utilisé !) soit suffisamment riche en spécimens. Il faut mettre un maximum d’espèces sur un minimum d’espace, le foncier est cher.
    Les naissances à la carte n’étant pas à l’ordre du jour, il naît approximativement autant de mâles que de femelles. Or la cohabitation entre mâles n’étant pas toujours des plus aisées, leur surnombre devient vite un problème. Ainsi, en 2008, le directeur du zoo de Bâle avait pris la décision d’abattre Farasi, un petit mâle hippopotame, celui-ci ne pouvant vivre avec son père. Il expliquait : « Si nos hippopotames ont un petit et que nous n’arrivons pas à le placer dans un autre zoo, il entrera dans la chaîne alimentaire et sera donné en nourriture à nos grands carnivores, par exemple les lycaons. » Si la justification la plus fréquente est le risque de consanguinité, risque réel et qui n’est que la conséquence de la mise en captivité des animaux, les zoos omettent de mettre en avant cette problématique du surplus des mâles. Ainsi, après Marius, un girafon mâle, le zoo de Copenhague a abattu quatre lions en mars dernier. Ce mois-ci, les deux oursons mâles du zoo de Berne ont été tués, le premier par son père, le second par la direction, qui a décidé de l’euthanasier…
    Selon l’EAZA (association européenne des zoos et des aquariums), de 3 000 à 5 000 animaux sont euthanasiés dans les zoos chaque année en Europe, citant le cas de plusieurs hippopotames et zèbres, des espèces où se trouvent des mâles dominants. La solution pourrait consister à limiter les naissances en stérilisant les animaux, et ainsi éviter ces euthanasies à grande échelle. Mais les zoos étant des « parcs de loisirs », les naissances (qui ne contribuent pas à une reproduction de l’espèce, rappelons-le) représentent un attrait pour les visiteurs, friands de bébés animaux. Aussi, et c’est là tout le cynisme des zoos, ils gardent les bébés animaux quelques semaines et quelques mois pour plaire au public et faire des entrées, et finissent par les abattre. Les petits des lions, babouins ou même des otaries à crinières détenus au zoo de Paris pourraient très bien suivre ce même parcours : divertissement du public, abattage et nourrissage des autres animaux…
Franck Schrafstetter

• Photo : latsuna.com

 
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Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

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