Animaux dans les labos : match nul à l’université de Genève!

Le 30 avril 2014 a eu lieu un débat contradictoire sur l’expérimentation animale dans la recherche, auquel participaient : Denis Duboule, UNIGE (faculté des sciences de Genève), le vétérinaire André Ménache, LSCV, Ligue suisse contre la vivisection, et Antidote Europe, Samuel Constant, société Epithelix, spécialisée dans le développement des méthodes alternatives, Pierre Cosson, faculté de médecine, titulaire de la chaire d’enseignement des méthodes alternatives de l’UNIGE, et la journaliste et modératrice  Laurence Bézaguet, de la Tribune de Genève. Un grand merci au Dr Ménache pour son compte rendu, nous livrant par là même ses impressions.

Cent cinquante personnes, dont beaucoup d’étudiants, remplissaient l’auditorium — certaines étaient même assises sur les bords. Sur le plan scientifique, on a assisté à un match nul, qui a généré des questions sur l’efficacité de la recherche animale. Mais, là où nous sommes gagnants, la conséquence fut que le public s’est tourné vers l’argument éthique, car la plupart étaient contre la souffrance des animaux. J’ai expliqué que les animaux sont utilisés pour de nombreuses raisons dans la science, mais que je n’avais le temps d’en aborder qu’une seule : la recherche fondamentale.
Définition officielle : la recherche fondamentale consiste en des travaux expérimentaux ou théoriques entrepris principalement en vue d’acquérir de nouvelles connaissances sur les fondements des phénomènes et des faits observables, sans envisager une application ou une utilisation particulière.
Sur le plan éthique
Les gens sont prêts à accepter la souffrance animale — le fameux « mal nécessaire » — s’ils sont convaincus que le résultat va être bénéfique pour la santé humaine. Selon un sondage subventionné par la Commission européenne, portant sur 27 000 citoyens de l’Union européenne : 68 % sont opposés à la recherche fondamentale si elle implique des animaux.
Sur le plan économique
En 2012, le canton de Genève a versé 500 millions de francs suisses à l’UNIGE. Selon l’UNIGE, 7 millions ont été utilisés pour la recherche animale et 300 000 francs seulement ont été consacrés aux méthodes alternatives, soit 4 %. Par an, 40 000 animaux (souris, rats, lapins et minicochons) sont utilisés — plus 100 tués par jour en surplus qui ne sont pas comptabilisés, soit 80 000 au total.
Sur le plan législatif
Soutenir la recherche alternative est une obligation mentionnée depuis 1981 dans la loi sur la protection des animaux (article 22).
Sur le plan scientifique
Quelle est l’efficacité du modèle animal dans la recherche fondamentale ? Aucune espèce n’est un modèle pour une autre. Simple conséquence de la définition d’une espèce, son isolement reproductif. Il n’existe pas de modèle animal qui soit prédictif pour l’homme. Le modèle animal n’a jamais été validé, alors que les méthodes alternatives subissent un processus de validation sévère. Vu le manque de fonds consacrés aux méthodes alternatives, cela crée un véritable embouteillage, qui fait retarder l’application de méthodes modernes et pertinentes pour la santé humaine.
Toutes les méthodes alternatives (environ 40) validées par le CEVMA (Centre européen pour la validation des méthodes alternatives) depuis 1992 sont forcément plus prédictives que le modèle animal, puisqu’elles ont subi une vérification scientifique, ce qui n’est pas le cas pour les tests sur animaux. Actuellement, le CEVMA manque de fonds. Il n’a validé que quarante méthodes alternatives en vingt-deux ans, soit deux par an…
Ne serait-il pas possible de soumettre la recherche fondamentale à un audit scientifiquement objectif afin de mieux juger de son efficacité ? Eh bien, de telles études ont déjà été faites. La conclusion est la même : l’application clinique en médecine humaine des résultats issus de la recherche fondamentale est dérisoire (même après vingt ans d’attente). Un exemple : l’utilisation de rats transgéniques pour soigner l’hypertension chez l’homme. Vingt ans plus tard, toujours aucun résultat clinique. Et encore : sur 100 vaccins prometteurs chez les animaux contre le sida, pas un seul n’a réussi chez les humains. De même, sur plus de 1 000 médicaments pour soigner les accidents cérébrovasculaires chez les animaux de laboratoire, aucun n’a prouvé son efficacité chez l’homme. Nous avons guéri les cancers chez les souris pendant des décennies, mais, chez l’homme, il ne fait qu’augmenter, même chez les jeunes.

Conclusion : un public informé peut faire changer les choses !
Dr André Ménache

Sur la photo, de gauche à droite : Denis Duboule, Pierre Cosson, Dr Samuel Constant (Epithelix), Dr André Ménache (LSCV et Antidote Europe).

Posté dans Actualité militante Antidote Europe Vivisection

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Les animaux. La dernière des minorités.

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