Février 2017 – Lettres piégées aux aficionados, le retour !

Pratiquement onze ans plus tard, rebelote. Vendredi 3 février, des personnalités1 représentant le mundillo, petit monde de la tauromachie, ont reçu des lettres, provenant du département du Gard, dans lesquelles, au niveau de l’ouverture de chaque enveloppe, étaient dissimulées des lames.

Qui, à part leurs auteurs, pourrait ne pas « condamner fermement », selon l’expression consacrée, cet acte, dont l’objectif était clairement de blesser ? Dans un communiqué de presse du 6 février dernier, Jean-Pierre Garrigues, président du CRAC Europe pour la protection de l’enfance, n’a pas manqué de le faire, et il a eu raison. Car, déjà, la culpabilité des anticorrida transpire, comme ce fut le cas fin mars 2006. Sans preuve aucune.

Dites, franchement, enfin. Les, donc, anticorrida présumés coupables, s’il en est, ne sont pas malins d’avoir posté ces missives depuis ce département. À leur place, je les aurais envoyées de Tombouctou, ou du diable Vauvert, histoire de brouiller les pistes. Sans blague, ils auraient pu se fendre d’un billet de train, ou d’un voyage en autostop  — les célèbres cars Macron n’ayant pas fait long feu. À moins que… à moins que ce ne fût volontaire, calculé ? Qu’ils n’y soient pour rien ? Mais alors, dans ce cas…

Revenons au sujet. Un « coup » des anticorrida — puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, non ? « Anticorrida », c’est vague, n’importe qui peut prétendre l’être. « Corrida Abolition », le slogan en signature desdites missives, que moi-même j’emploie et ai maintes fois écrit dans cette rubrique, et continuerai à le faire, ne constitue évidemment pas une preuve de culpabilité.

En 2006, l’enquête n’avait rien trouvé, donc rien prouvé. « Le mouvement anti-taurin, après une phase ascendante [,] a désormais beaucoup plus de mal à mobiliser, on le voit à la fréquentation dans ces manifestations. Il y a un éclatement de diverses associations, le combat s’est déplacé sur d’autres terrains. » Aujourd’hui, cette déclaration d’André Viard, président de l’UVTF, Union des villes taurines françaises (Midi Libre.fr du 6 février), qui parle également « d’une action d’une frange radicalisée » des opposants à cette barbarie, n’est pas innocente. L’expression « Le mouvement anti-taurin » cible une fois de plus les associations anticorrida, sans en nommer aucune, ce qui évite les droits de réponse, voire plaintes pour diffamation. Quant aux « autres terrains », M. Viard fait allusion aux enquêtes de L214 et aux vidéos d’horreur qu’elle a dévoilées sur nombre d’abattoirs. Cela reviendrait à dire que L214 aurait « volé la vedette » aux militants anticorrida. Il se trompe, car supprimer la souffrance animale est l’objectif commun des animalistes. La concurrence n’est pas de notre côté…

De nombreuses plaintes contre X ont été déposées. On souhaite vivement que l’enquête aboutisse au plus vite et qu’elle fasse connaître les (vrais) coupables.

Et ma chute restera la même : ABOLITION !
Luce Lapin

1. Dont Serge Reder, maire de Rodilhan, qui avait participé au lynchage des militants pacifistes le 6 octobre 2011 et qui fut condamné le 14 avril 2016 par le tribunal correctionnel de Nîmes à 1 500 euros d’amende (cf. luce-lapin-et-copains.com/2016/04/15/4115).

Photo CRAC Europe

Posté dans "Loisirs" cruels Corrida

Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

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