Infos à gogo

Présidentielle 2017. Tapez politique-animaux et AnimalPolitique… et débrouillez-vous ! Ces sites vous renseignent sur les positions des candidats en matière de protection animale, je vous laisse donc vous faire une opinion par vous-mêmes sur politique-animaux.fr (site de L214) et sur animalpolitique.com/signatures-du-manifeste-candidats (site d’AnimalPolitique). Juste un petit reproche pour le premier : les notes ne correspondent pas forcément à notre jugement, fait en fonction des thèmes qui nous importent en priorité, donc pouvant varier selon chacun de nous, et dont certains peuvent être éliminatoires. Je pense que la note aurait dû être laissée à l’appréciation individuelle. Quant au second, « avoir signé le manifeste » ne correspond pas à ce que l’on attend, c’est-à-dire que le-la candidat-e soit en accord avec les 30 propositions. Cela signifie juste qu’il-elle a coché un certain nombre de cases, mais pas forcément celles qui nous intéressent… Notre opinion est obligatoirement subjective — comme exemple, prenez le cas de Nicolas Dupont-Aignan (sur les deux sites), vous comprendrez tout de suite mon propos. À vous de décider, c’est un jeu solitaire ! Ces sites ont largement le mérite d’exister. J’ajoute simplement que la politique est un ensemble dont les animaux font partie, ou auquel ils devraient du moins être inclus. Un programme politique se doit d’être général. Et si un Parti animaliste s’imposait (il ne concerne pas la présidentielle, mais présentera des candidats aux législatives), il marque fortement pour moi l’échec des politiques en termes de considération animale. D’après un sondage Ifop-AnimalPolitique, le vote de plus d’1 électeur sur 3, soit 39 %, tiendrait compte de la position des candidats quant à la cause animale. Quand je vous dis que c’est un ensemble ! Alors… bonne chance pour trouver un candidat qui réunisse ce à quoi vous tenez le plus.

Anticorrida : résistance ! Le CRAC Europe pour la protection de l’enfance organise trois manifestations pour dénoncer, encore et toujours, la barbarie de la corrida. Le 27 mai à Alès (Gard), le 14 juillet aux Sainte-Maries-de-la-Mer (Bouches-du Rhône), à Rodilhan (Gard) en octobre (date à préciser). Et en coorganise une avec l’association Vénus le 24 juin à La Brède (Gironde). Merci de votre présence, massive ! Plus d’infos au  06 44 76 26 09.

Intox aficionada. « Vous engagez-vous, si vous êtes élu Président de notre République, à ne pas vous employer à faire interdire les courses de taureaux avec mise à mort dans les endroits de notre territoire où elles sont aujourd’hui légales ? » Le 21 mars, Dominique Valmary, président de la FSTF, Fédération des sociétés taurines de France, a envoyé un courrier aux 11 candidats à la présidentielle pour qu’ils ne se laissent pas influencer par les méchants animalistes qui veulent les priver de leur passion, tradition et autres « jeux ». Aucun souci à se faire pour les taureaux, leur Fédération « promeut depuis 1910 l’éthique de [leurs] tauromachies ». Pas un mot sur le fait que les arènes se vident, que la corrida ne subsiste que grâce aux subventions (municipales, communales, territoriales) et que, si la feria peut vivre sans la corrida, ce n’est pas réciproque…

Le Vigan. Lors du procès, un an de sursis fut requis pour cruauté animale — réponse vendredi 28 avril. Aucun sursis, en revanche, pour les animaux victimes de cruauté à l’abattoir. Aucun non plus pour les millions d’oiseaux et de mammifères à venir : plus de 3 millions par jour sont sacrifiés pour la consommation humaine, soit plus de 1 miliard par an, et ce, juste pour la France. Bon appétit, bonne conscience à ceux qui se nourrissent de cadavres…

Freaks. À force de croisements, déjà anciens, puisqu’ils remontent au xixe siècle, avec des taureaux venant d’Angleterre, on a obtenu la race de bovins BBB, bleu blanc belge — ou comment on produit des monstres. Les muscles hypertrophiés, particulièrement ceux du train arrière, ces bovins ont du mal à se déplacer, mais on ne prend pas en compte leur douloureux et éphémère passage sur Terre, puisque l’« intérêt » est qu’ils produisent plus de viande — donc qu’ils rapportent plus.

Portugal. Un repas végane est maintenant obligatoire dans toutes les cantines publiques.
12 avril 2017

À bas le numéro 3 ! Une prise de conscience en cascade. Un nombre incroyable de grandes surfaces comptent abandonner, soit prochainement, soit dans les années à venir, les œufs produits par ces malheureuses poules spondeuses en batterie, victimes du profit sordide des éleveurs, sans considération pour leur état d’être sensible. Entassées les unes sur les autres, celles qui ne voient jamais la lumière du jour, mais qui subissent en permanence celle, artificielle, qui les incite à pondre, pondre, pondre jusqu’à l’épuisement, finissent, car plus « rentables »,  à l’abattoir, âgées de 1 an à 15 mois seulement, alors qu’elles ont une espérance de vie de 8 ans. Intermarché, Casino, Franprix-Leader Price, Metro France, le Groupe Convivio s’y sont engagés. Il faudrait juste que cela aille plus vite, car c’est un supplice qui peut durer jusqu’en… 2025, ce qui gâche leur bonne décision. Une fois de plus, on doit évidemment cette avancée à la persévérance de L214 Éthique et Animaux. En attendant, vous pouvez choisir de privilégier les codes apposés sur les œufs : 0 (bio) et 1 (plein air), et bannir les 2 (bâtiments fermés) et 3 (batterie). Quoi qu’il en soit, je rappelle que quelque 50 millions (cinquante millions !) de poussins mâles, soit plus de 130 000 par jour, sont broyés chaque année, en France, car, ne pondant pas, ils ne « servent à rien »…

Que dalle ! N’ayant pas de devoirs, manquerait plus que les animaux aient des droits ! C’est ce qu’a déclaré le torero français Sébastien Castella au journal colombien en ligne El Espectador le 12 février dernier. Et c’est pas fini ! Il en a profité pour demander que les toreros soient considérés avec respect. Avec quoi ? Quand on n’a ni compassion ni empathie, quelle considération mérite-t-on ? Que dalle !

Du fric pour les pêcheurs. Ce sont 3 millions d’euros qui vont être distribués par le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes (lamontagne.fr du 4 février) aux « assassins tranquilles » — comme les appelait Cavanna— de la Région. Pour rappel, Christian Estrosi a récemment attribué 2,5 millions d’euros (sur cinq ans) aux chasseurs de la Région PACA. Aux suivants, qui ne manqueront pas.

Villerup. Lundi 27 février, cette ville de Lorraine a rejoint les villes de France — plus de 40— qui refusent les cirques avec animaux sauvages (liste sur code-animal.com). À Paris, toujours aucune réponse de la maire, Anne Hidalgo…
21 mars 2017

Lapins (cages à). 99 %, soit quelque 320 millions dans l’Union européenne, y sont élevés, dans de minuscules espaces, pour finir bouffés. Les lapines mettent bas à même le sol, grillagé, il arrive que des lapereaux tombent à travers les grilles. Ça va changer ! En tout cas, ça devrait. Jeudi 14 mars, les eurodéputés ont voté en grande majorité pour la suppression progressive des cages, et leur remplacement par des parcs. Saluons cette avancée, en attendant le jour où mes frères aux longues oreilles ne finiront plus à l’abattoir… mais en liberté dans un champ de carottes.

¡Bravo ! La mairie de Tudela, en Navarre (Espagne), a décidé de ne plus subventionner les corridas.
19 mars 2017

Halte à l’enfer des transports. « Beaucoup d’animaux sont engraissés ou abattus loin de leurs lieux de naissance pour des raisons principalement économiques. Au niveau européen, on estime que chaque année, près d’un milliard de volailles et 37 millions de bovins, cochons, moutons, chèvres et équidés sont transportés vivants à l’intérieur de l’union européenne et vers des pays tiers. Les transports d’animaux longue distance (de plus de huit heures) représentent environ 10 % de l’ensemble des transports, soit 17,5 millions d’animaux. Certains sont particulièrement fragiles, comme les jeunes animaux. Ainsi, en 2015, 1,3 million de veaux non sevrés ont été transportés entre les pays européens. » Le 7 février, Philippe Noguès (député non inscrit), en collaboration avec l’association CIWF France, Compassion in World Farming, a déposé une « proposition de loi relative à la protection des animaux durant les transports » à l’Assemblée nationale (assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion4388.asp), que l’eurodéputé Pascal Durand n’a pas manqué de saluer. Elle pourrait « négocier une révision du règlement européen 1/2005 ». Depuis des années, les associations de protection animale demandent que le temps de transport soit limité à huit heures, ce qui est déjà beaucoup. Espérons qu’elle fera son chemin ! Mais l’idéal, pour nous, animalistes (et humanistes), serait évidemment pas de transport du tout… ni d’abattage.

Colombie. À Bogota, dans la capitale, un projet de loi proposant l’abolition de la corrida va être proposé au Congrès par le gouvernement lui-même. C’est doublement énorme. D’une part, que ce soit la Colombie, qui est un pays de forte « tradition » taurine, d’autre part, que le ministère de l’Intérieur lui-même, Juan Fernando Cristo, en annonce la préparation. En France, les divers gouvernements, tous aficionados, ne risquaient pas d’avoir le courage politique des Colombiens, et je ne suis pas plus optimiste pour le futur…

Cirques. Code animal, pour qui « abolir l’exploitation animale est une obligation morale », demande l’interdiction totale de l’ankus, « outil conçu pour être cruel », non seulement dans les cirques, où cette pique est utilisée pour asservir et punir les éléphants, mais également dans tous les spectacles où il est employé. Vidéo et pétition sur urlz.fr/4NAC

Houdan, 2 mars. Après le calvaire des cochons, dénoncé il y a deux semaines (ci-dessous) par L214 Éthique et Animaux, rassemblement citoyen — silencieux, eu égard aux condamnés qui « attendent leur tour » — ce jeudi, de 17 heures à 1 heure, devant le lieu de mort Guy-Harang (78), seul abattoir de porcins d’Île-de-France. En juin dernier avait eu lieu une veillée organisée par L269 France, où de nombreux employés avaient  confié « travailler dans la précarité et dans des conditions déplorables ». Quant aux méthodes d’abattage, « elles sont bien loin des méthodes déculpabilisantes qu’on essaie de nous faire ingurgiter », avaient fait remarquer des militants.
Pour 25 millions de cochons, l’horreur commence dès la naissance. 95 % sont élevés sur caillebotis, dans des bâtiments fermés, n’ont aucun accès à l’extérieur, sont castrés sans anesthésie, leurs dents coupées de même.

L214, nouvelle enquête. L’épouvante une fois de plus, dans une vidéo choc de l’association qui dénonce, dans l’abattoir de Houdan (78), seul abattoir de cochons d’Île-de-France, un nouveau calvaire de ces animaux que l’Homme a désignés comme étant « de boucherie ». Ne nous y trompons pas, quelles que soient les mesures, cela ne s’arrêtera que quand on aura cessé de les bouffer — mot qui a ici pleinement son sens propre.

Bouquin. Tiens donc ! Je découvre un Nicolino optimiste, qui propose des « idées neuves » pour sauver la Terre — la mer, les rivières, les animaux et tout le vivant — dans Ce qui compte vraiment (éditions Les Liens qui libèrent, ça vient de sortir). D’accord, y a du boulot, alors faut s’y mettre vite. Ça tombe bien, on a plein de candidats à qui conseiller de le lire. C’est qu’il réussirait à nous remonter le moral, notre Fabrice, et pourtant… P.-S. Aucun « pot-de-vin » nicolinien, je l’ai acheté avec mes sous — si, si. Faites une aussi bonne utilisation des vôtres !

Cirques. Code animal, pour qui « abolir l’exploitation animale est une obligation morale », demande l’interdiction totale de l’ankus, « outil conçu pour être cruel », non seulement dans les cirques, où cette pique est utilisée pour asservir et punir les éléphants, mais également dans tous les spectacles où il est employé. Vidéo et pétition sur urlz.fr/4NAC

Jane Goodall. Dans une vidéo1 (à regarder !), nous informe Antidote Europe, la primatologue « appelle à l’organisation d’un débat scientifique rigoureux pour évaluer l’affirmation que des expériences sur des primates non humains permettraient de trouver des traitements efficaces pour les maladies humaines ».

1. independent.co.uk/voices/letters/testing-on-non-human-primates-in-neuroscience-research-is-no-longer-justifiable-a7230071.html
1er mars 2017

Grippe aviaire. Quelque 600 000 canards supplémentaires vont être « précautionneusement » abattus dans les Landes. Et pas un mot de compassion. C’était le nouvel épisode de la série « Les humains sont des monstres » (suite mais pas fin).

Goncourt 2016. En train de lire Chanson douce, de Leïla Slimani (Gallimard). Et, page 51, surprise (bonne !) : « Elle les regarde comme on étudie l’agonie du poisson à peine pêché, les ouïes en sang, le corps secoué de convulsions. Le poisson qui frétille sur le sol du bateau, qui tète l’air de sa bouche épuisée, le poisson qui n’a aucune chance de s’en sortir. » Beaucoup d’émotion dans ce livre, superbement écrit.

La « battue du siècle ». Un arrêté du 7 février de la préfecture de Moselle prévoit l’utilisation, le 25 février, de 700 fusils sur « un carré de 10 km sur 10 aux confins du Pays de Sierck et du Bouzonvillois » (republicain-lorrain.fr du 15 février) pour « réguler » les sangliers. Ça scandalise même… le grand cœur des chasseurs.
21 février 2017

OABA. La fourrière n’existant pas pour les animaux de ferme, l’État a fait depuis le début de l’année de nombreuses fois appel à l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs. Ce sont quelque 300 animaux en perdition, affamés et frigorifiés, que l’association a secourus pour le seul mois de janvier. En 2016, ils étaient 927 (bovins, ovins, caprins et équidés) pour toute l’année.
Frédéric Freund, directeur de l’OABA, constate que le gouvernement a dépensé plusieurs centaines de millions d’euros pour sauver la filière foie gras, mais qu’il n’a rien déboursé pour nourrir et soigner les animaux de ferme laissés à l’abandon et qu’il leur a confiés. Un espoir d’amélioration toutefois, nous déclare-t-il : « La DGAL1 est bien consciente des difficultés dans de nombreux élevages, surtout avec la météo assez froide de ces dernières semaines. Instructions ont ainsi été données pour que les frais de récupération et de transport des animaux retirés et confiés à l’OABA soient pris en charge par l’État. En revanche se pose la difficulté financière de la garde et de l’entretien des animaux pendant de longues périodes. Une modification de la loi afin de réduire ces délais de garde est à l’étude… » Et probablement encore beaucoup de temps avant que des mesures efficaces soient prises.

1. Direction générale de l’alimentation, qui dépend du ministère de l’Agriculture [ndlr].

Double déni. La semaine dernière, la LPO, Ligue pour la protection des oiseaux, a demandé à ses « avocats spécialisés d’étudier la possibilité de poursuivre Madame Royal en responsabilité pénale, détachable de sa fonction ministérielle ». En effet, la ministre de… l’« Écologie » a autorisé le massacre des oies dix jours après la fermeture officielle de la chasse (31 janvier). Bien sûr, c’est illégal, c’est pourquoi Ségolène Royal « donnera des consignes orales pour ne pas verbaliser les braconniers jusqu’au 10 février ! ». Pour Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, « cette invitation au non-respect du droit est également synonyme de mépris de la Cour européenne de justice, qui poursuit déjà la France pour le braconnage constant des bruants ortolans ! » Déni de justice plus déni écologique…

SOS ! Après le guépard, la girafe et le rhinocéros noir, qui sont menacés de disparition en Afrique, ce sont les singes qui pourraient bien ne plus exister d’ici à vingt-cinq ans — c’est tout proche. Et, comme toujours, les coupables sont cette espèce « supérieure », qui s’arroge tous les droits. Au secours, les petits hommes verts…

EELV. En mai 2015, fidèle à la ligne de la « fiche D 9 » des ex-Verts, Europe Écologie-Les Verts a créé une commission Condition animale, afin « d’accentuer la visibilité de la condition animale au sein d’Europe Écologie les Verts ». L’élève dépasse le maître, la commission va bien plus loin que le parti politique lui-même… Ils y font tous un super-boulot, dans cette commission, bravo ! Il faudrait juste qu’ils soient un peu plus entendus… et écoutés.

Estrosi. Le président de la Région PACA distribue l’argent de ses administrés comme bon lui semble. Il a récemment octroyé 2,5 millions d’euros, sur cinq ans, à la fédération de chasse, décidant que « la Région s’engage pour les chasseurs » (4 janvier). Parallèlement, il supprime les aides aux associations de protection animale qui oseraient critiquer ses amis… électeurs.

Agneaux, le massacre. C’est un centre pénitentiaire à Casabianda, en Corse, une prison dite « ouverte ». À le dire comme ça, c’est plutôt sympa, et ce, d’autant plus qu’elle abrite une bergerie. Lundi 9 janvier, des détenus y travaillant ont tué, en les frappant, en les brûlant, en les noyant, entre 100 et 300 agneaux. L’OABA, Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs, a porté plainte « avec constitution de partie civile pour ces actes de cruauté sur animaux et abattages illégaux en dehors d’un abattoir ». La direction du centre aurait donné des instructions aux prisonniers… Comment est-ce possible ? Et quand bien même… Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA, « a également sollicité le garde des Sceaux afin qu’une enquête administrative soit immédiatement diligentée ».

Coin-coin. Au nom du principe de précaution, presque 1 million de palmipèdes, pour la plupart sains, ont été abattus. La seule différence, c’est qu’ils l’ont le furent un peu plus tôt que prévu, puisque, de toute façon… En espérant — naïvement ? — que les abattoirs les ont traités avec « précaution ». Leurs éleveurs, eux, vont être dédommagés de « plusieurs dizaines de millions d’euros » en mars, alors qu’il n’y avait pas de sous pour des mesures demandées aux postes d’abattage, avait assuré Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture. Deux poids…

Emmanuel Macron. Faut pas compter sur lui pour ce qui est de la « libération animale » — mais on s’en doutait un peu. Il « souhaite que le travail des chasseurs pour la biodiversité soit reconnu » et « n’exclut pas de relancer les chasses présidentielles ». Mais, précise-t-il (ah oui, c’est important !), « uniquement pour les intérêts de la France » (sources : le toujours excellent site de L214). Rien compris aux supposés « intérêts » qu’il invoque, et même si…

Homards. Si, en France, on s’en fout encore et toujours, la Suisse, elle, envisage une loi pour limiter la souffrance des homards, dont le ressenti de la douleur, tout comme pour les poissons, est reconnu depuis maintenant des années par les scientifiques. Donc cette loi obligerait à leur assener un grand coup sur la tête avant de les plonger dans l’eau bouillante. Un progrès… Et, à tous, juste leur foutre la paix, jamais ?
7 février 2017

Fourrure. Début janvier, l’Inde a interdit les importations de fourrure de chinchillas, de visons et de renards, et la Croatie les élevages à fourrure.

Petits, petits ! Pas le moins du monde effrayés par les humains, et pour cause, ils leur ont mangé dans la main — au sens propre — depuis tout petits. Dimanche 22 janvier, 150 faisans d’élevage ont été largués dans la garrigue par l’ACCA, Association communale de chasse agréée de Narbonne. Le noble objectif a été atteint : les chasseurs se sont fait un plaisir de les… réguler.
26 janvier 2017

Abattoirs. Jeudi 12 janvier 2017 au soir, les députés ont voté… j’ai dit « les députés » ? Ils étaient 32 dans l’hémicycle, sur 577 élus, 32 pour se prononcer sur la proposition de loi d’Olivier Falorni sur les conditions d’abattage des animaux — avec toute mon admiration pour ce courageux député de Charente-Maritime (divers gauche). Sur ce sujet capital, 545 n’ont donc pas pris la peine de se déplacer. On retient que, quand même, la vidéosurveillance devrait être instaurée, « après une expérimentation », à partir de janvier 2018. Remarquons que, sur 32 votants, 28 ont voté pour, 4 contre. Majorité absolue : 17. En se forçant un peu, on trouverait que c’est presque drôle… Affligeant en tous les cas, révoltant. Mais on n’en est pas encore là, le Sénat doit s’exprimer, puis retour à l’Assemblée… À suivre donc.
Petit rappel, grande importance, au cas où on l’aurait tous oublié : qui élit les députés, pour quoi, et qui les paie ? Pour une proposition de loi qui les obligerait à un maximum de présence à l’Assemblée nationale, qui est le lieu de leur boulot : qui cela tenterait de la déposer ? Allez, les députés… tous les députés, les 577 !
L’interdiction de l’abattage des vaches gestantes n’a pas été retenue. Stéphane Le Foll pour le gouvernement : « il s’agit là d’un sujet qui relève de règlements européens. Après la diffusion de ces images [de L214], nous avons saisi la Commission européenne, qui a elle-même saisi l’Autorité européenne de sécurité des aliments – European Food Safety Authority, ou EFSA –, pour qu’à l’échelon européen, on réexamine les conditions actuelles d’abattage des vaches gestantes ». Rejet également du droit de visite inopinée des parlementaires dans les abattoirs, et l’abattage sans étourdissement est maintenu.
Un immense bravo à Laurence Abeille, députée EELV du Val-de-Marne, ainsi que mon admiration pour son empathie et son courage politique, elle a donné tout ce qu’elle a pu.
L214 nous explique en quoi cette mesure va rester quasi confidentielle :
« Parmi les maigres mesures adoptées, une expérimentation de contrôle vidéo a été validée, destinée à évaluer l’opportunité de sa mise en place dans tous les abattoirs d’ici à 2018. Mais seuls les services vétérinaires et un salarié de l’abattoir y auront accès : ni les associations, ni les citoyens n’auront la possibilité de savoir ce qu’il s’y déroule au quotidien, alors que les contrôles du ministère de l’Agriculture révèlent que 80 % des abattoirs ne respectent même pas les normes minimales, qui n’empêchent déjà pas d’immenses souffrances.
Par ailleurs, au lieu de légiférer contre le gazage au CO2 ou l’abattage des vaches gestantes, seuls des rapports vont être produits à ces sujets par le gouvernement. Pour le gouvernement :
Au cours des débats en séance publique, les élus n’ont eu de cesse de soutenir l’industrie de la viande et de chercher à rassurer les consommateurs. Saluons en revanche le courage politique de la députée Laurence Abeille (EELV), pour avoir défendu une loi plus ambitieuse et tournée vers les animaux. »
17 janvier 2017

Vœux 2017 : mauvaise année aux (vrais) nuisibles. De par ma qualité de citoyenne du monde, je déclare nuisibles au vivant — et ce, jusqu’à l’abolition de toutes ces pratiques barbares — les individus humains répondant à la catégorie des salopards — chasseurs (chasse à courre et chasse tout court), piégeurs (toutes sortes de pièges), pêcheurs (les « assassins tranquilles », comme les nommait Cavanna), toreros et leur déclinaison (matadors, aficionados), fourreurs, vivisecteurs, gaveurs, tueurs de loups, montreurs d’ours, emprisonneurs (zoos, cirques, delphinariums), abandonneurs, et malheureusement « etc. », car l’imagination des nocifs au vivant est sans fin. « Les copains » leur souhaitent et leur promettent la pire année qui soit. Avec votre aide !
4 janvier 2017

Exotisme mal placé. À l’heure où l’on commence enfin à prendre conscience que la consommation d’êtres sensibles n’est pas obligatoire pour être en bonne santé, les cadavres de bœufs, de cheval, d’agneaux, de moutons, de poules, de dindes, etc., ne suffisent pourtant plus à satisfaire le dieu Profit, avec de moins en moins d’éthique. Certaines grandes surfaces ont proposé pour les fêtes crocodiles, zèbres et kangourous. Quelle marque ? Je ne vais tout de même pas leur faire de la pub !

L214. Début décembre, le lanceur d’alerte Sébastien Arsac, cofondateur et directeur des enquêtes de l’association, a été interpellé avec un enquêteur dans un abattoir des Yvelines. Ils sont restés dix-sept heures en garde à vue, le matériel vidéo — 10 000 euros — saisi (soutien). La suite le 12 juillet 2017 à Versailles, au tribunal.

49-3. Lui, président, Manuel Valls a annoncé qu’il voulait le supprimer. C’est bien la première fois qu’il m’a fait rire… Tiens, une idée originale à lui soumettre : et pourquoi pas la corrida aussi ? Allez, un petit effort !

Alep, un chat sur l’épaule. Sur son site (14/12), une photo de Paris Match montrant des civils tentant de fuir cette horreur prouve bien qu’il n’est pas indécent de vouloir sauver aussi les animaux. Rien d’injurieux là-dessus envers les humains… À Alep, dès le début de la guerre, Mohammad Alaa Jaleel a commencé par nourrir les chats errants, puis il a ouvert un refuge, car il éprouve de la compassion pour eux. Il y a un mois et demi, un bombardement avait tué plusieurs animaux. Mi-décembre, le refuge a été de nouveau bombardé. Il n’en reste plus rien. Seuls quelques chats ont survécu, des familles les ont accueillis. Mohammad, ambulancier, a dû quitter Alep en emmenant avec lui son chat, Ernesto le rouquin, heureusement indemne. Il espère construire un nouveau refuge près de la frontière. C’est sûr qu’on entendra de nouveau parler de lui !

Présidentielle. La chasse, c’est plus de 30 (trente !) millions d’animaux massacrés par an en France. Yannick Jadot, candidat EELV à la présidentielle 2017, a accordé une interview  extrêmement complaisante à Chassons, un art de vivre — non, un « art » de tuer… La question, c’est : ses propos sont-ils compatibles avec le manifeste d’AnimalPolitique qu’il a signé ?
31 décembre 2016

Poulets fermiers. Revoilà, comme chaque année à la même période, nos fidèles volatiles — enfin pas les mêmes, on les change tous les ans, si vous voyez pourquoi — qui annoncent la météo sur France Inter. Juste avant leur petite promenade traditionnelle jusqu’à l’abattoir. Ah, surprise ! La semaine d’après, c’est la Grande Farandole. Les œufs fermiers, puis les dindes fermières, et les chapons fermiers, castrés sans anesthésie, parce que « c’est meilleur », rejoignent les poulets… fermiers. Quand même, c’est beau, la ferme, le soir, au coin des bois.

Grippe aviaire. Elle n’est pas transmissible à l’homme. Mais c’est quand même une bonne occasion de réfléchir à la cruauté du gavage et de vous passer de manger cette souffrance animale en boîte… définitivement.

La peau du loup. C’est bien de la peau du loup qu’il s’agit, puisque, dans les Vosges, il n’en reste qu’un, et c’est celui-là même que Ségolène Royal et Stéphane Le Foll veulent, dans un arrêté du 28 novembre dernier, faire zigouiller, par tir de prélèvement, alors que, 32 loups (plus 4, tués par des voitures) ayant été trucidés (mais oui, 32 !), les tirs de prélèvement sont interdits pour la saison 2016-2017. L’ASPAS, Association pour la protection des animaux sauvages, a saisi le Conseil d’État mercredi dernier en déposant un référé. Mais, j’y pense, c’est bientôt la présidentielle, non ?

Chiens « errants ». On connaît les chiens dits de compagnie, de chasse (quoique tous le soient plus ou moins, chasseurs, surtout lorsque leurs humains le sont), de berger, de garde… du moins ainsi rangés dans des catalogues par les humains. Mais les « chiens errants », ça n’existe pas, intrinsèquement parlant : la divagation est punie par la loi (article L. 211-22 du Code rural). Car : « Est considéré comme en état de divagation tout chien qui, en dehors d’une action de chasse ou de la garde d’un troupeau, n’est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de son propriétaire ou de la personne qui en est responsable d’une distance dépassant 100 mètres. » Partant, qui, à votre avis, est responsable de la tuerie de 36 des 42 brebis d’un troupeau, dans un village de Haute-Loire, il y a deux semaines ? Le rottweiler (euthanasié depuis), le malinois, ou… ? En tout cas, pour une fois, le loup n’est pas accusé.
13 décembre 2016

Abattage rituel. Comme je le rappelle régulièrement, l’abattage sans étourdissement, casher et halal, en pleine conscience, en pleine souffrance, est inacceptable, que cela concerne la religion juive ou musulmane. Il est malheureusement rendu légal par dérogation, mais sous conditions — la moindre des choses serait que la loi soit respectée. L214 a reçu le 9 octobre des images tournées à Marseille dans la cour d’un centre communautaire juif sur le rituel juif Kapparot, précédant Yom Kippour. Elles « montrent des dizaines d’oiseaux égorgés à vif », en toute illégalité puisque en dehors d’un abattoir. L214 a porté plainte auprès du tribunal de grande instance de Marseille, et « envoyé une lettre au Grand Rabbin de France et au Grand Rabbin de Marseille, leur demandant de prendre position en faveur des poulets mis à mort pour Kapparot ».

Abattoirs : désobéissance civile. Une première, mais sûrement pas une dernière. Jeudi 10 novembre, à 2 h 30, une vingtaine de membres de l’association 269 Life Libération Animale (vous pouvez les trouver sur Facebook) a pénétré dans l’abattoir de Corbas, près de Lyon. Ils ont bloqué l’accès au couloir qui conduit les animaux à la chaîne d’abattage et résisté pendant six heures avant d’être délogés par les forces de l’ordre, qui ont mis fin à une action pacifique et pacifiste. Aucune poursuite n’a été engagée contre les activistes, ni contre les responsables de l’association, arrêtés puis relâchés. Sur la vidéo, on entend les cris des animaux, terrorisés, qui, entrés le soir pour être abattus le lendemain matin, « attendent leur tour » dans les stalles.

Vertébrés. On en a flingué 58 %. On est des monstres. Mais, comme l’humanité s’en trouve en danger (eh oui, tout se tient, vous savez, les maillons de la grande chaîne…), on va peut-être se reprendre et faire plus attention aux 36 %… menacés d’extinction. Et qu’on ne m’oppose pas que de nouvelles espèces sont en permanence découvertes, je le sais bien. Ce n’est pas une raison pour massacrer celles qui existent. 
21 novembre 2016

Aïd-el-Kébir 2016. L’enquête effectuée par L214 dans un abattoir de Nouvelle-Aquitaine, révélée courant septembre 2016, a montré des infractions gravisssimes, cause de souffrance intense infligée aux ovins. Les mêmes scénarios d’horreur qui se répètent inlassablement et dans la quasi-indifférence : « Les images montrent des égorgements à vif de moutons, des animaux accrochés encore vivants et conscients qui continuent à se débattre une fois suspendus à la chaîne. Malgré le renforcement annoncé des contrôles, force est de constater que les animaux continuent de mourir dans des souffrances immenses, accentuées par plusieurs infractions à la réglementation. » Pétition lancée par L214.

Abattage. Une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie a conduit à un rapport rendu le 20 septembre dernier. Soixante-cinq propositions se sont ensuivies, parmi lesquelles : « Faire évoluer les règles », « Accroître les contrôles et la transparence », « Renforcer la formation », « Améliorer les pratiques d’abattage », « Moderniser les équipements »… « L’OABA, Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs], qui avait été auditionnée dès le 27 avril 2016, tient à féliciter les membres de la Commission d’enquête pour la qualité de leurs travaux et espère que les principales propositions de leur rapport seront rapidement mises en œuvre. » Elle « estime qu’il est urgent de mettre en place des formations pratiques pour les opérateurs d’abattoirs », et que ces propositions soient concrétisées par une loi.

Vétos et corrida. Au COVAC, Collectif des vétérinaires pour l’abolition de la corrida, qui l’a interrogé en mai 2015 et attendait depuis sa réponse avec impatience, l’ordre des vétérinaires, par la voix de son président, le Dr Michel Baussier, a récemment pris clairement position contre la corrida, en raison du stress psychologique et de la douleur physique qu’elle fait subir aux bovins, sans aucune échappatoire. Extrait du rapport de l’Ordre : « Les spectacles taurins sanglants, entraînant, par des plaies profondes sciemment provoquées, des souffrances animales foncièrement évitables et conduisant à la mise à mort d’animaux tenus dans un espace clos et sans possibilité de fuite, dans le seul but d’un divertissement, ne sont aucunement compatibles avec le respect du bien-être animal. »

Cirques. Alors que de plus en plus de villes (plus de 40) en France refusent l’accès aux cirques avec animaux sauvages, les circassiens ont demandé à Audrey Azoulay, ministre de la Culture, que leur « art » soit inscrit au patrimoine culturel immatériel de la France. La pétition de Code animal a déjà recueilli plus de 21 000 signatures. Visons les 25 000 !

La maire de Paris, Anne Hidalgo, ferait preuve d’un grand courage politique si elle suivait le juste courant de libération animale.

Afrique du Sud. Du 24 septembre au 5 octobre, Robin des Bois a assisté, à Johannesburg, à la 17e conférence de la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Le plus important fut le « projet de résolution sur la lutte contre la corruption ». Plus d’infos ici, et bravo à cette « association de protection de l’Homme et de l’environnement », et, de fait, des autres espèces, puisque nous sommes un tout !

« Le caméléon WWF ». Robin des Bois (précité), qui assistait à Johannesburg à la 17e conférence de la CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, confirme ce que le journaliste et écrivain écologiste Fabrice Nicolino nous avait déjà dévoilé à propos de l’ours polaire. Contrairement à ce qu’il prétend, le WWF, World Wild Fund, Fonds mondial pour la nature, ne défend pas du tout les animaux sauvages. Extrait du communiqué de Robin des Bois : « Dans les coulisses des ministères et des conventions, le WWF milite depuis 26 ans pour que le commerce légal de l’ivoire reste entrouvert. Le WWF a un pied dans la porte et ne le retire pas. À la saignée et à la cruauté du braconnage, le WWF veut ajouter le poison du commerce légal et s’oppose à la réinscription de toutes les populations d’éléphants à l’Annexe I de la CITES qui interdirait le commerce international d’ivoire. Malheureusement, ce discours trouble est repris par la majorité des pays de l’Union Européenne, Belgique et Allemagne en tête. » Robin des Bois nous annonce — c’est rare, réjouissons-nous ! — deux bonnes nouvelles, qui assurent (normalement…) leur protection : l’inscription des huit espèces de pangolins d’Afrique et d’Asie à l’annexe I de la CITES ainsi que celle des macaques de Gibraltar (les magots, Macaca sylvanus).

Cétacés. Aux États-Unis, la Californie a interdit la captivité des orques, emprisonnées dans des bassins, à faire des numéros ridicules et contre nature. L’Inde, la Croatie, la Hongrie, le Chili, le Costa Rica, la Suisse n’autorisent plus cette exploitation. Et nous, la-France-à-la-traîne, on s’y met quand ?

Sénat : chasse aux « sorcières animalistes ». Mardi 4 octobre, André Viard — ancien matador qui a peint un tableau avec le sang d’un taureau qu’il avait mis à mort, c’est ça, l’amour… vache —, président de l’ONCT, Observatoire national des cultures taurines, avec le soutien de l’UVTF, Union des villes taurines de France, a fêté à sa manière la Journée mondiale des animaux. Que de « fêtes » où ce sont les animaux qui trinquent… Il a organisé un colloque, inauguré, main dans la main, par son ami Gérard Larcher (qui se ressemble…), président (LR) du Sénat. Exclusivement constitué d’« hormones mâles », « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? » fut suivi d’un buffet « non vegan », précision soigneusement apportée — on s’en serait douté. La chasse, la corrida et les lobbies agroalimentaires, la FNSEA présente, y tenaient la meilleure et d’ailleurs la seule place, vu qu’il n’y avait aucune association de protection animale invitée.

On apprend que le sénateur PS Jean-Louis Carrère, qui semble mort de trouille devant la montée des mouvements animalistes, va demander une commission d’enquête parlementaire sur la « montée en puissance » des animalistes. On le comprend. C’est vrai que la sensibilité, l’empathie et la compassion peuvent effrayer… quand on en est dénué.

Paris (aussi) pour les animaux. Une mission sur la condition animale va être créée à la suite de la proposition des élus EELV — dont le coprésident du groupe des écolos, David Belliard. Elle portera sur les animaux domestiques, mais pas seulement, et posera la question de la place des animaux sauvages dans les cirques. Jacques Boutault, maire EELV du 2e : “Nous nous mobilisons depuis des années pour bannir les animaux sauvages dans les cirques, sans succès. Nous souhaitons que cette mission soit l’occasion [d’] une meilleure prise en compte du bien-être animal. » En total accord avec lui : leur place n’est pas sur une piste, fût-elle « aux étoiles » ! Reste à en convaincre Anne Hidalgo… que nous sommes prêts à rencontrer pour lui présenter nos (très bons !) arguments.

Abattoirs : une étape importante. Les terribles images d’Alès et du Vigan, dévoilées par les enquêtes de L214 Éthique et Animaux, ainsi qu’une grande mobilisation citoyenne (145 000 signataires de la pétition initiée par L214 en mars dernier) auront au moins permis la création d’une commission d’enquête parlementaire. C’est Olivier Falorni, député PRG, Parti radical de gauche, de Charente-Maritime, et son groupe politique qui en sont à l’origine. Six mois de travaux parlementaires et un rapport de 265 pages plus tard, Olivier Falorni et Jean-Yves Caullet, député PS de l’Yonne, ont présenté à la presse 65 propositions « censées en finir “avec les images de barbarie et de torture” relayées par les associations de défense animale ». L’abattage rituel fut très présent dans les débats : « des évolutions sont possibles et souhaitables, malgré des réticences certaines des cultes juif et musulman » (LCP, la Chaîne parlementaire, 20 septembre). La modification du Code rural a été évoquée. La vidéosurveillance y tient également une large place, beaucoup d’associations de protection animale, dont la Fondation Bardot, L214 et l’OABA, ont souvent exprimé y être très favorables. Mercredi dernier, un projet de propositions de loi sur la protection des animaux des deux députés dans les abattoirs a été remis au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, par O. Forlani (L214, via lefigaro.fr du 12 octobre).
 30 octobre 2016

Et Mélenchon qui s’y met ! « Les véganes nous obligent à réfléchir sous un angle radical, ce qui est intéressant » (Le Parisien, 7 septembre).

Et qui persiste ! Dans « On n’est pas couché », Fr 2, 10 septembre :
« Il faut diminuer la part des protéines carnées. »
« La souffrance des animaux est quelque chose qui me préoccupe. »
« Les émissions de gaz à effet de serre dues à l’élevage — 18 % — sont plus importantes que celle dues aux transports — 13 % » (source FAO, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).
« Introduire la règle verte : on ne prend pas plus à la nature que ce qu’elle est capable de reconstituer. »

Déjà, en meeting à Toulouse le 28 août dernier — extrait de son discours : « Vous devez changer votre régime alimentaire parce qu’on ne peut pas continuer comme nous le faisons dans les pays développés avec cette agriculture qui casse tout. Vous ne pouvez pas continuer avec les protéines carnées qui sont un encouragement aux fermes des 1 000 vaches, avant qu’il y ait les fermes des 10 000 vaches ou les fermes des 100 000 vaches qui se constituent au prix d’un martyr de la population animale qui prépare et endurcit tous les cœurs à l’abomination. »

Chasse : 10 vérités premières. Dévoilées par l’ASPAS , Association pour la protection des animaux sauvages, sur la « déontologie » des chasseurs :

1) Une balle de chasse peut tuer à 3 km.
2) Chasser bourré, c’est légal.
3) Des chasseurs dans votre jardin, c’est possible.
4) Tuer des chats, des chiens, des espèces protégées, c’est possible avec le piégeage.
5) Faire souffrir des animaux, c’est légal à la chasse.
6) On chasse tous les jours, même dans les parcs naturels.
7) Tuer des animaux coincés dans des enclos, c’est légal.
8) Les chasseurs détruisent la biodiversité avec notre argent.
9) La chasse, en France, c’est 30 millions d’animaux, par an, massacrés pour le plaisir.
10) Le lobby chasse impose sa loi aux politiques.
Pétition pour un dimanche sans chasse. Interview de Marc Giraud, porte-parole de l’ASPAS.
Ni chasse à courre ni chasse tout court. ABOLITION !
Luce Lapin
29 septembre 2016

Dessin de « une » : autoportrait de François Cavanna… par lui-même

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Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

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