Infos à gogo 2)

2019

               Parce que tous les animaux sont égaux (photo Animal Equality)

N’achetez pas, adoptez, adoptez partout ! On est en pleine « saison des chatons ». Et cela reviendra tant que la stérilisation ne sera pas obligatoire. Chats et chatons sont proposés tous les samedis, de 14 heures à 18 heures, 5 rue Henri-Brisson, 75018 Paris (M° Porte-de-Clignancourt ou Porte-de-Saint-Ouen), par l’association Respectons (07 83 26 24 71, 06 06 07 65 60 72, respectons.org, dons bienvenus). Familles d’accueil recherchées !

8e Marche pour la fermeture des abattoirs ! Internationale, elle a lieu dans plusieurs villes : Bruxelles, Amsterdam, Los Angeles, Sydney, New York, Tokyo… En France, ce fut le 1er juin à Toulouse. À Paris, rassemblement le 8 juin à 12 heures, place de la République, organisé par L214. Soyons nombreux !

Le calvaire des poulets de chair. Si vous avez raté leur vidéo d’enquête dévoilée le 5 mai dernier, et tournée dernièrement dans un élevage, à Solignat, sachez qu’il n’est pas trop tard pour prendre connaissance de l’enquête de L214 (vidéo et manifeste à signer sur l214.com/enquetes/2019/elevage-made-in-france/poulets-auvergne). Dans cet élevage, ils sont plus de 50 000 poulets de chair à vivre, si l’on peut nommer ainsi une existence résumée par trente-cinq jours d’extrême souffrance. Ces poulets d’Auvergne sont le reflet de ce que subissent 83 % des leurs en France. Ils sont sélectionnés de façon à grossir très vite, ce qui entraîne diverses maladies : « brûlures de la peau, blessures, problèmes respiratoires, fragilités osseuses, difficultés à se mouvoir. […] Peinant à se tenir sur leurs pattes, certains ne peuvent même plus atteindre les mangeoires et les abreuvoirs. […] La mort, dans un bain d’eau électrifié, est violente ». Et peu importe s’ils reprennent conscience. Le spécisme dans toute son horreur…

Hors du toril. Une corrida, ce sont six taureaux torturés pendant vingt minutes avant d’être mis à mort. Au bout de ce temps, le taureau, qui n’est pas idiot, a compris que ce n’est pas sur la muleta, le chiffon rouge que l’on agite devant lui, qu’il faut foncer, mais sur le crétin qui l’agite.
Celui-là n’est pas mort dans l’arène, mais abattu de plusieurs balles par un gendarme. À Vergèze (Gard), dimanche 12 mai, un taureau a réussi à s’échapper lors de son transfert du camion au toril, où sont parqués les bovins en attendant l’heure du supplice. Il a blessé six personnes, dont trois gendarmes, présents en nombre ce jour, car les militants du CRAC Europe pour la protection de l’enfance étaient réunis pour manifester contre la corrida qui devait avoir lieu. Le président de l’association, Didier Bonnet, a posé la question de la sécurité aux organisateurs et au maire de Vergèze. Et, bien sûr, d’accord avec lui : le problème, ce n’est pas le taureau, c’est la corrida. En Europe, elle sévit en Espagne, en France et au Portugal.
Et pourtant… Alors que 73 % des Français se sont prononcés pour son interdiction (sondage 30 Millions d’Amis/Ifop Opinion, février 2019), donc pour la suppression de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal, Claude Arnaud, maire divers droite de Lunel (Hérault), se permet de rétablir la corrida, absente des arènes depuis deux ans. Cet été, le CRAC Europe organise à Lunel, le 21 juillet à 18 heures, une manifestation unitaire afin de protester contre cette régression.

La loi du matador. Bernard Domb, alias Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes, avait demandé que sa société de production bénéficie d’un taux de 5,5 % de TVA, sous prétexte de « culture » (gros guillemets). Le Conseil d’État le lui a refusé en mai dernier (info 30 Millions d’Amis). Il va devoir régulariser, car, dans les faits, M. Casas n’avait pas attendu pour appliquer « sa » loi sur la vente des billets à compter de la feria des Vendanges 2011. Le prétexte était à l’époque l’inscription en janvier de la corrida à l’inventaire du PCI, patrimoine culturel immatériel de la France. Une pensée pour Jean-Pierre Garrigues, président du CRAC Europe pour la protection de l’enfance, décédé en novembre 2017, qui a bien bataillé (et nous avec !), accompagné de l’excellent juriste David Chauvet, pour obtenir dans les tribunaux l’annulation de cette inscription scandaleuse.

Veaux nourrissons. « En 2018, plus de 1 300 000 veaux nourrissons ont été transportés ». On les appelle des « veaux nourrissons », car non sevrés, et cette expression résume toute l’horreur qu’ils subissent. Chargés de ces petits, âgés de deux à trois semaines, des camions partent d’Irlande, passent par la France, avec pour destination finale les Pays-Bas. Assoiffés, affamés, bousculés, entassés, ils font plus de cinquante heures de route pour arriver dans des élevages intensifs afin d’y être engraissés. Durant les pauses dans les centres de transit, ils subissent des actes de maltraitances d’une grande cruauté. Pourquoi sont-ils arrivés là ? Pour comprendre, c’est tout simple. Afin de produire du lait, destiné aux humains, les vaches laitières, inséminées « à la chaîne », sans répit, doivent faire naître des petits. Les génisses serviront à leur tour de génitrices et de… vaches à lait (c’est le cas de le dire). Arrachés très tôt à leur mère, les jeunes mâles finiront à l’abattoir, pour servir la sacro-sainte industrie laitière : c’est leur destin « utilitaire » et culinaire, celui de « viande de veau ». Et la négation même de ces êtres sensibles qu’ils sont intrinsèquement.
L214 et l’ONG néerlandaise Eyes on Animals ont mené en février et mars derniers une enquête (vidéo sur l214.com, plus pétition, à signer !) en caméra cachée. Ils ont porté plainte contre le centre de  transit de Tollevast, près du port de Cherbourg, pour actes de cruauté, et demandent à la Commission européenne d’interdire le transport des veaux nourrissons.
Luce Lapin
4 juin

Bien-être animal. François de Rugy a récemment créé un groupe composé de parlementaires, d’ONG, et aussi de filières représentatives du… mal-être animal (delphinariums, cirques, etc.). Objectif ambitieux : pondre une vingtaine de mesures en faveur des animaux d’ici à cet été – c’est-à-dire dans deux mois. Pour rattraper le temps perdu ? À suivre, même si le scepticisme est de mise.

Journée mondiale des animaux de laboratoire. C’était le 24 avril. En 2016, 1 067 chats ont été expérimentés, dont 67 % plusieurs fois – info Animal Testing, qui a publié, sur youtu.be/sVgBoQcfgVM, des images sur des expériences sur le cerveau de chats (les singes aussi y ont droit). Les animaux dans les labos, c’est malheureusement toute l’année dans le monde. À voir également, sur le sujet : vimeo.com/151633187
Luce Lapin
7 mai

PouleHouse : sauver les poules et les poussins.  Mercredi 24 avril, vous avez entendu parler de PouleHouse, une start-up fondée il y a deux ans dans une ferme du Limousin de 14 ha. Rappelez-vous, les poules, dont l’espérance de vie se situe entre 6 et 10 ans, sont abattues entre 15 et 18 mois, quel que soit le mode d’élevage, car elles ne sont plus suffisamment productives. PouleHouse en récupère régulièrement un certain nombre, toutes provenant d’élevages bio. On salue la bonne idée, et on achète, quitte à en manger moins, car, pour le moment, ces œufs – que l’on trouve chez Biocoop, Carrefour, Franprix, Monoprix, Naturalia… –, qui financent l’entretien des poules, sont plus chers. Donc on sauve des poules, et on en est bien heureux (les poulettes en premier). Seulement voilà. Ça n’empêche pas les poussins mâles, qui, ne pondant pas, ne « servent à rien » (du point de vue des éleveurs, bien sûr), d’être… broyés. Combien ? Ils sont 50 millions (50 !), par an, en France, à être ainsi cruellement sacrifiés. Les cofondateurs de PouleHouse ont cherché le moyen de leur éviter de finir en miettes. Ils ont alors eu l’idée de s’associer à l’entreprise allemande Seleggt, qui a inventé une technique afin d’éviter la broyeuse aux poussins mâles. En fait, c’était même tout simple.
La ferme a donc accueilli des poussins. Et pas n’importe lesquels : les premiers poussins « sexés in ovo ». Pour Fabien Sauleman, cofondateur et président de PouleHouse : « Nous allons encore apporter un changement éthique majeur dans la production d’œufs. » PouleHouse, « l’œuf qui ne tue pas la poule ». Ni le poussin.

Les oubliés de Notre-Dame. En cas d’incendies, d’inondations, de tsunamis…, seules les victimes humaines sont prises en compte, ce que j’ai déploré à plusieurs reprises ici même. À Notre-Dame, lundi 15 avril, aucune personne n’a heureusement péri. Et eux ? On ne saura jamais combien de pigeons, de piou-pious de toute sorte, de chauves-souris, n’ont pas eu le temps de s’échapper et ont été brûlés vifs. Quand même de quoi se réjouir : les 180 000 abeilles de Notre-Dame sont en vie !

BLOOM. Grâce à cette association, à la mobilisation des citoyens, à certains eurodéputés, à quelques responsables politiques et également à « un soutien très précieux des pêcheurs artisans belges, anglais, néerlandais, espagnols et italiens », le Parlement européen a voté, le 16 avril dernier, par 571 voix pour et 60 contre, l’interdiction de la pêche électrique, à dater du 21 juillet 2021. D’ici là, et heureusement qu’on n’attendra pas deux ans, des mesures restrictives seront prises : « Le nombre de chalutiers autorisés à poursuivre la pêche électrique [passera] de 84 chalutiers néerlandais à une dizaine. Chaque État membre pourra par ailleurs décider d’interdire la pêche électrique dans sa bande côtière des 12 milles nautiques, soit 22,2 km. » Sans cette forme de pêche, particulièrement cruelle, les poissons – tous les poissons – pris dans les filets reçoivent une impulsion électrique qui les électrocute.

Directive oiseaux. Alors que la directive oiseaux vient de fêter ses 40 ans, les infractions commises par les chasseurs ne sont l’objet d’aucune sanction de la part de nos dirigeants, qui de fait en deviennent même complices. C’est pourquoi la LPO, la Ligue pour la protection des oiseaux, regroupant « les plaintes visant des infractions au droit de l’Union européenne », a déposé le 2 avril une plainte globale contre l’État français. L’association précise qu’elle « adressera régulièrement à la Commission [européenne] tous les éléments de preuves du non-respect des dispositions de la directive Oiseaux collectés dans le domaine de la chasse et affectant les espèces gibiers, partie intégrante de la faune sauvage et de notre patrimoine européen ».

Histoires de « gilets ». Alors que le 20 mars elle avait remercié les « gilets orange » (comprenez les chasseurs) de ne pas avoir rejoint les « jaunes », Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de François Rugy, n’a cette fois pas écouté les fusils. En effet, alors que la LPO a mis fin au braconnage des ortolans en 2017, grâce à la détermination (et au courage !) de son président, Bougrain Dubourg, la Fédération départementale des chasseurs avait demandé en 2018 une dérogation pour chasser pinsons et ortolans – espèces protégées par la directive oiseaux précitée. E. Wargon vient de la leur refuser.
Luce Lapin
30 avril

Miaou socialo. Qui va changer la litière au PS ? Le Parti socialiste, qui, hormis la vétérinaire anticorrida Geneviève Gaillard, ex-députée, n’a jamais fait grand cas des animaux, va adopter un chat. Parce que c’est la mode ou parce que les chats sont supposés avoir neuf vies ? Ce serait un bon signe pour le parti, qui en a bien besoin… Mais peut-être n’est-ce qu’une de ces farceuses fake news… Alors, info ou intox ?
Luce Lapin
10 avril

ICE. L’initiative citoyenne européenne End the Cage Age, « Pour une ère sans cages », qui concerne plus de 370 millions d’animaux en Europe, menée par Compassion in World Farming, poursuit son chemin vers le million de signatures. Au 26 mars (à 10 h 35) : 38 351 (sur 55 500 exigées) pour la France, 659 512 en tout. Date butoir : 11 septembre. Je rappelle que l’ICE n’est pas une pétition, mais un vote, c’est pourquoi on vous demande les coordonnées complètes de votre carte d’identité. Soyez rassurés, elles seront détruites après la fin de l’initiative, et ne seront utilisées que pour cette ICE. Pour signer, c’est ici : ciwf-fr.endthecageage.eu (site certifié conformément aux règles de l’UE). Continuez de diffuser ! À mon avis, le résultat de l’initiative influencera les futurs élus des européennes. Pensez à consulter régulièrement le site politique de L214 , c’est un formidable outil.

Respectons. Chats et chatons sont proposés tous les samedis, de 14 heures à 18 heures, 5 rue Henri-Brisson, 75018 Paris (M° Porte-de-Clignancourt ou Porte-de-Saint-Ouen), par l’association Respectons (07 83 26 24 71, 06 06 07 65 60 72, dons bienvenus !), pour des adoptions responsables. Respectons a un besoin urgent de familles d’accueil. Conséquence collatérale du dérèglement climatique : des naissances en mars, avancées de deux mois…

Crel. Le Club de reconnaissance et d’entraide aux lévriers, a changé de statut en septembre dernier pour devenir la Fédération Crel. Son objectif, la lutte contre le martyre des lévriers utilisés pour la chasse en Espagne, n’a pas changé, car quelque 50 000 galgos et podencos sont toujours tués chaque année après la saison de chasse, fin janvier. Accréditée au Parlement européen fin octobre, la toute jeune Fédération Crel, pour la défense et la protection des lévriers, a été reçue mercredi 6 mars à Bruxelles par l’équipe de l’eurodéputé Pascal Durand. Un signe encourageant pour les européennes. Jérôme Guillot, président de la Fédération, m’apprend que le Pacma, Partido Animalista contra el Maltrato Animal, Parti animaliste (espagnol) contre la maltraitance animale, vient de saisir la justice afin que le règlement de la chasse en Castille-León soit modifié, car il ne respecterait pas la directive européenne Habitat Faune Flore.

Prix littéraire. Il ne sera ni de droite ni de gauche, il sera… animaliste. Le prix Maya, premier du genre, récompensera, le 22 juin, lors de la « Vegan Place » de Tours, les meilleurs romans et BD défendant la cause animale. Plus d’infos ici.
Luce Lapin
26 mars 

Chasse à courre. Selon un décret paru au Journal officiel le 1er mars, une petite avancée en matière de chasse à courre. Explication avec le naturaliste de terrain Marc Giraud, porte-parole de l’Association pour la protection des animaux sauvages : « Il en ressort qu’un animal sauvage traqué par un équipage jusque dans une zone habitée ou commerciale sera “gracié”. Ce leurre ne sonne pas la fin du fameux “droit de suite”, qui autorise les chasseurs à achever un animal mortellement blessé, où qu’il se réfugie, s’ils ne peuvent pas le déplacer. Mais c’est la fin du droit de suite de l’animal “aux abois ”, pas mortellement blessé, mais acculé par les chiens. Il eût été plus courageux d’imposer l’obligation d’interrompre la chasse AVANT que l’animal pénètre dans une zone habitée. En janvier 2019, l’Aspas incitait à participer à la consultation publique concernant ce projet d’arrêté, en précisant que, si toute limitation de la chasse à courre est bienvenue, seule une interdiction totale de ce loisir impitoyable, et les souffrances animales qu’il engendre, est acceptable. »

Oiseaux. « Par décision en date du 25 février 2019, le Conseil d’État a annulé les arrêtés du 27 juillet 2017 fixant les quotas de piégeage à la glu [pratique par ailleurs interdite dans toute l’Europe] pour la saison de chasse 2017-2018 pour les départements des Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse. » « En clair, me dit Yves Verilhac, directeur général de la LPO, l’État a autorisé à tort le massacre des oiseaux »… Car, pour Allain Bougrain Dubourg, « la France ne peut pas continuer à se revendiquer comme un exemple à suivre en matière de protection de la biodiversité […] et laisser perdurer des pratiques infâmes et d’un autre âge contre les oiseaux ». Cette décision ne remet malheureusement pas en cause cette chasse cruelle (et elles le sont toutes !) pour la saison à venir, mais c’est un pas de plus vers la fin de cette abomination. Et, ajoute Allain, « un jour, nous gagnerons à Bruxelles ! ».

Chasse. La saison de chasse 2018-2019 s’est terminée (sauf malheureusement pour la chasse à courre, ce sera le 31 mars) le 28 février. Pour l’Association pour la protection des animaux sauvages, entre les dérogations et les battues, ce n’est pas vraiment fini. Bilan : 5 morts humains, quelque 50 blessés, et plus de 30 millions d’animaux tués…

« Bio halal », fin de l’arnaque. L’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs vient elle aussi de remporter une belle bataille. À la suite de la certification « Agriculture biologique » délivrée par Ecocert au profit de steaks hachés halal, qui concernait donc des animaux égorgés en toute conscience, l’OABA avait saisi, en 2012, sans succès le ministère de l’Agriculture, puis, en 2017, de procédure en procédure, la Cour de justice de l’Union européenne. Le 26 février dernier, la CJUE a rendu un arrêt déclarant l’abattage sans étourdissement incompatible avec le cahier des charges bio, « le règlement n° 834/2007 CE [n’entendant] pas autoriser l’abattage d’animaux sans insensibilisation ». Pour le vétérinaire Jean-Pierre Kieffer, président de l’OABA, « cet arrêt vient rappeler que le Bien-être animal n’est pas seulement un élément de marketing ou de langage ministériel mais une notion juridique qui est protégée par le droit européen ». Frédéric Freund, directeur de l’OABA, indique que « la Cour de Luxembourg [a été] soutenue à l’audience par la Grèce, la Norvège et la Commission européenne ».
Luce Lapin
20 mars

Grand débat national, la conf ! Dimanche 24 février, de 13 h 30 à 16 h 30, une conférence publique et gratuite : « La cause animale écartée du grand débat national » – salle Jean-Dame, 17 rue Léopold-Bellan, Paris 2e. Avec trois intervenants, que je connais bien et que je salue : Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, Ligue pur la protections des oiseaux, Marc Giraud, porte-parole de l’Aspas, Association pour la protection des animaux sauvages, et l’avocate en droit animalier Hélène Thouy, cofondatrice du Parti animaliste. La conf sera suivie d’un débat et d’une dédicace de livres. Venez nombreux !

Oies cendrées. Quatre mille oies cendrées épargnées ! Belle victoire de la LPO, Ligue pour la protection des oiseaux, de son président, Allain Bougrain Dubourg, et de tous ceux qui se sont mobilisés lors de la consultation publique. Mercredi 6 février, le Conseil d’État, saisi en urgence le 31 janvier par l’association, a en effet suspendu l’arrêté, signé par François de Rugy et Emmanuelle Wargon le 30  janvier, prolongeant la chasse des oies sauvages en février.
Intéressant, mais pas surprenant : j’apprends par la LPO que, « pour tenter d’influencer le Conseil d’État, Emmanuelle Wargon a même demandé par téléphone au ministre de l’Agriculture norvégien, le vendredi 1er février, soit après la signature de l’arrêté, qu’il approuve en urgence le tir en France des oies cendrées en février ! Ce dernier s’est contenté de répondre que la France pouvait bien faire ce qu’elle voulait… ». Un grand merci à cette ONG, qui a ainsi fait condamner l’État pour la… douzième fois. Comme l’a fait remarquer l’eurodéputé écologiste Pascal Durand, « merci aussi à l’UE – eh oui ! –, qui enjoint aux tueurs de ranger leurs armes à feu le 31 janvier ».
Luce Lapin
13 février

Victimes oubliées… méprisées. Dans la nuit du 14 au 15 janvier, 980 cochons, dont 700 porcelets – qui, n’en doutons pas, avaient subi auparavant la coupe de la queue et le limage des dents sans anesthésie –, ont péri brûlés vifs ou asphyxiés dans l’incendie d’un élevage industriel. « Pas de victime humaine mais un lourd préjudice pour les éleveurs » (ladepeche.fr du 16 janvier). Comme pour ceux tués dans les incendies  en 2018, plus de 160 000 d’entre eux ont péri , les tsunamis, les attentats, les explosions de gaz (cf. celle de la rue de Trévise) et autres catastrophes, les animaux n’existent pas. L’horreur de ce qu’ils ont vécu, la terreur qu’ils ont dû éprouver, leur souffrance sont ignorées. Régulièrement, des poussins (31 000 dans l’incendie d’un poulailler le 3 janvier), des cochons, des chèvres, et autres bêtes dites « de ferme », meurent ainsi dans les élevages industriels. L’indifférence égale la cruauté.
Luce Lapin
31 janvier

Chassons les chasseurs avec les Réserves de Vie Sauvage® de l’Aspas ! Je vous encourage à « faire la nique aux chasseurs » avec l’Association pour la protection des animaux sauvages. Et aussi par là-même à Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, sans oublier… le président de la République, Emmanuel Macron, premier soutien des fusils –, en participant au projet de l’Aspas d’acquérir 500 ha d’une forêt dans le Vercors, « où la nature est intégralement libérée de toute exploitation ». Date limite de la collecte (5, 10, 20 euros et plus, selon vos possibilités) des fonds nécessaires : 30 juin. Pour indication, un don de 30 euros (déductible de vos impôts 2019 à hauteur de 66 %) permet de préserver une part de vie sauvage de 200 m2. Parallèlement, comme l’explique Marc Giraud, naturaliste de terrain, journaliste, écrivain et porte-parole de l’association :
« L’Aspas propose aussi (sans limite dans le temps) aux particuliers d’interdire ses terrains à la chasse avec ses refuges. Plus de 700 refuges de l’ASPAS ont ainsi été créés par des adhérents, ce qui représente encore des milliers d’hectares ! Obligée par l’Europe de reconnaître le droit d’objection à la chasse, la France a permis d’interdire la chasse chez soi, mais a rendu les démarches administratives compliquées. L’Aspas propose son soutien. »

Faisons que 2019 ne soit pas juste un changement de chiffre ! En France et dans le monde, la corrida est la seule torture animale érigée en « spectacle », avec mise à mort des taureaux (six en tout) au bout de vingt minutes, le plus couramment dans l’arène, plus hypocritement parfois en coulisse ou dans un abattoir – c’est la « corrida portugaise ». Depuis 2004, date de la première proposition de loi déposée par la courageuse1 Muriel Marland-Militello (UMP, hé oui…), plusieurs autres propositions (Assemblée nationale et Sénat confondus) visant à supprimer l’alinéa 3, devenu le 5, puis le 7, de l’article 521-1 du Code pénal – ce qui revient à l’abolition de la corrida – suivirent, avec l’insuccès qu’on leur connaît. Dans le meilleur des cas, et ce fut déjà un grand progrès, une centaine de députés (sur 577) l’avaient signée. Je précise qu’une proposition de loi est déposée par des députés ou des sénateurs, alors qu’un projet de loi l’est par le gouvernement. Ce dernier a pratiquement toutes les chances d’aboutir, car il est voté par des parlementaires appartenant à la majorité présidentielle. Alors votons et faisons voter en masse les députés, afin que la proposition de loi n° 801 du député MoDem du Var Philippe Michel-Kleisbaueur soit adoptée ! Contactez votre député, et aussi tous les autres ! Un bon argument : à Nîmes, « capitale » de la corrida en France, depuis 2015, ce qui représente 20 000 entrées payantes de moins ont été enregistrées, ce qui représente 20 % des spectateurs. La corrida se meurt lentement, mais la route est encore (trop) longue. Aidons-la à en finir au plus vite !

Pendant ce temps, là-bas… En Serbie, il est désormais interdit d’élever des animaux pour leur fourrure. En Flandre, depuis le 1er janvier, fin de l’abattage rituel casher et halal. En Wallonie, ce sera à partir du 1er août — le tout voté à l’unanimité par le Parlement belge. En Suisse, il est maintenant interdit d’ébouillanter les homards : obligation de les étourdir avant. Mais le mieux est encore de les laisser vivre…
Luce Lapin
7 janvier 2019

Posté dans Divers Étranger France Infos

Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

Son talent, sa compétence, sa valeur artistique, son extrême gentillesse… et sa patience infinie ont permis à troOn de réaliser ce site, vraiment magnifique, et les lapins n'y sont pour rien, je vous l'assure! N'hésitez pas à prendre contact avec lui pour la mise en œuvre ou la maintenance de vos sites et autres blogs, c'est un pro, un vrai! Recommandé et approuvé par tous les terriers de la planète.