Le rêve de L214 : la baguette d’Harry Potter…

Suite à l’insistance et à la pugnacité de L214 Éthique et Animaux, le groupe Avril a récemment déclaré abandonner l’élevage en cages, mais ce ne sera effectif que d’ici à 2025. Pourquoi attendre tant d’années, qui ne seront que souffrance supplémentaire pour les poules pondeuses ? Même si on peut être déçu, on comprend pourquoi avec les explications de Sébastien Arsac, cofondateur, avec Brigitte Gothière, de L214, et directeur des enquêtes de l’association.

Sébastien :
Hélas, oui, ça prend du temps, on aimerait bien que ça aille plus vite, mais on ne sait pas faire, il nous manque la baguette d’Harry Potter ! Si nous l’avions, ce n’est pas uniquement les  cages que nous pulvériserions d’un coup d’éclair, mais aussi les abattoirs. Nous rêvons d’un monde qui ne considère plus les animaux comme de la matière première à notre disposition. Mais nous ne l’avons pas, cette baguette…

Nous ne pouvons qu’encourager les entreprises à prendre des engagements favorables aux animaux, mais la décision ultime leur revient. Seul un gros scandale alimentaire pourrait faire qu’une décision s’applique immédiatement. Clairement ici, la pression n’est pas suffisante pour les inciter à prendre des mesures aussi soudaines et radicales.

Il faut bien comprendre la situation. Des banques ont prêté de l’argent à des exploitants agricoles qui ont construit des élevages gigantesques où ils ont entassé 100 000 poules pondeuses, et même parfois plus. Ces installations coûtent plus d’un million d’euros. Les éleveurs se sont endettés et peuvent se retrouver dans des situations économiques périlleuses s’ils doivent mettre la clef sous la porte. Ils ont fait ça parce que des coopératives agricoles, qui sont aujourd’hui des géants de l’agroalimentaire, les y ont incités. On comprend bien que ces géants soient aujourd’hui dans une situation délicate par rapport aux éleveurs. En 2012, la filière a tenu à continuer à développer le modèle de l’élevage en cages alors qu’il était condamné à court et moyen terme. Ils ont pris une responsabilité, mais au final c’est aux éleveurs de l’assumer. Les responsables essaient donc de faire durer la situation au maximum, le temps que les éleveurs puissent rentabiliser leurs investissements. Le groupe Avril en premier lieu : il produit à lui seul un quart de la production d’œufs en France !

Il faut aussi comprendre que, pour un éleveur, passer d’un élevage en cages à un élevage en plein air par exemple, c’est presque comme lui demander de changer de métier. Son bâtiment n’est pas adapté, il n’a pas forcément le terrain adapté, il ne pourra pas élever autant de poules.
Les efforts demandés sont donc très importants. Il doit se lancer dans un nouvel investissement.
En définitive, ce sont toujours les animaux qui payent le prix le plus fort, mais il vaut mieux une fin des cages en 2025 que rien du tout. Ces cages auront été une abomination pour les animaux. On pourra les ranger au musée des horreurs de l’espèce humaine…

Photo « piquée » à L214 (merci !)

Posté dans Animaux de ferme Élevage

Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

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