PAZ et les mal-aimés

Paris Animaux Zoopolis, fondée en 2017 par Amandine Sanvisens et Philippe Reigné, un prof de droit, met en lumière des animaux méprisés et mal-aimés, car peu connus. Petit entretien avec une cofondatrice très active. 

D’où vient le nom Zoopolis, et quels sont vos objectifs ?

PAZ s’inspire de l’ouvrage de Sue Donaldson et Will Kymilicka, Zoopolis. Une théorie politique des droits des animaux, qui jette les bases de ce que pourrait être une société multi-espèces équitable. L’apport majeur de Zoopolis est de sortir du système binaire : domestiques contre sauvages.

Que sont les animaux liminaires ?

Ce sont tous ceux qui vivent en ville (pigeons, rats, lapins…), à proximité des humains, mais pas avec eux. On les y trouve pour de multiples raisons : nourriture, absence de prédateurs, de chasse… Notre modèle société actuelle, en détruisant les habitats des animaux, en les chassant, a pour conséquence de faire augmenter le nombre d’animaux liminaires et de faire baisser la population d’animaux sauvages. C’est très symptomatique de ce modèle. Notre objectif est de pousser les élus à se poser la question des méthodes non létales. Aujourd’hui, nous tuons directement ou indirectement massivement les animaux liminaires (empoisonnement, piégeage, pollution…). Ils tentent de s’adapter en permanence à l’espace urbain, qui exclut les animaux dans sa conception. La théorie de Zoopolis repose sur trois catégories d’animaux: les domestiques, les sauvages et les liminaires. Ce système de catégories a pour intérêt de déterminer des droits différenciés accordés à ces animaux, selon leurs intérêts.
Au cours de sa vie, un animal peut être amené de changer de catégorie.

Pouvez-vous revenir sur ces trois catégories ?

1) Parce que nous vivons avec eux et qu’ils sont dépendants de nous, les animaux domestiques seraient des citoyens de notre société (droit à la santé, droit à la sécurité, droit à être représentés juridiquement…).

2) Les animaux sauvages seraient souverains de leur territoire (océan, forêt, montagne…). Les humains n’auraient pas le droit de détruire, de polluer ou d’aménager leur territoire.

3) Les animaux liminaires (pigeons, rats, lapins…) sont tous les animaux qui vivent dans l’espace urbain (dans nos villes), à proximité des humains mais pas avec nous. Ils  vivent en ville pour de multiples raisons : nourriture, absence de prédateur, habitat détruit, pas de chasse… Ils seraient des résidents. Cela signifie que nous partageons l’espace urbain en prenant aussi en compte leurs intérêts.

Sur le plan politique, qu’envisagez-vous ?

Notre objectif est de pousser les élu-es à se poser la question des méthodes non létales. Aujourd’hui, nous tuons directement ou indirectement massivement les animaux liminaires (empoisonnement, piégeage, pollution, absence d’habitats…), qui tentent de s’adapter en permanence à l’espace urbain qui exclut les animaux dans sa conception. PAZ a demandé à la maire de Paris la création d’un groupe de travail pour penser à des méthodes non létales et à les expérimenter. Non seulement tuer n’est pas la solution, mais, dans les faits, cela ne fonctionne pas (résistance des rats…). Fin ? À suivre !
Propos recueillis par Luce Lapin

 

 

 

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Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

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