L’ère de l’effet boomerang /Par Marc Giraud

L’humanité vit actuellement une crise sanitaire planétaire. Pour Marc Giraud, naturaliste de terrain, journaliste, écrivain et porte-parole de l’Association pour la protection des animaux sauvages, son origine est simple :

N’oublions jamais que la crise sanitaire planétaire que vit actuellement l’humanité vient de son mépris de la nature et des animaux. De pauvres animaux confinés (eh oui) dans un marché sordide, dont des chauves-souris connues pour véhiculer des maladies, un virus qui passe la barrière des espèces jusqu’à un Chinois, probablement riche et amateur de viande (très chère) de pangolin, et tout éclate, tout se révèle et nous revient dans la figure comme un boomerang.

Et si, dans cette sombre période, nous restions constructifs ? Sans omettre les drames entraînés par la pandémie, et sans cynisme ni misanthropie bien sûr, nous pouvons nous réjouir d’y observer ce qu’aucun mouvement écologiste, aucune Greta n’avaient encore réussi à imposer aux responsables politiques : un coup de frein rapide et sans concession à des activités polluantes, ou encore une décision de Pékin d’arrêter ces macabres marchés aux bestiaux. Même si l’on aurait pu espérer plus radical, car cette interdiction ne concerne que l’alimentation et pas la pharmacopée, un tel changement de politique était encore impensable il y a seulement quelques mois. Déjà, les ventes de pangolins s’effondrent, alors qu’ils étaient jusqu’ici les animaux les plus braconnés du monde (on en tuait quelque 100 000 chaque année !). Les gorilles, les baleines et les éléphants lui tirent leur chapeau : merci, maître Pangolin !

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D’autre part, un microbe invisible nous a donné la preuve concrète que l’arrêt du tourisme de masse, des titanesques promène-couillons flottants ou de ce trafic aérien insensé était possible, et rapidement. Une sorte de transition énergétique réalisée en quelques jours ! Les effets bénéfiques en ont été immédiats : l’air moins pollué a fait gagner en Chine plus de vies humaines que le Covid-19 n’en aura coûté au pays.

En Sardaigne, un premier dauphin se montre près du port de Cagliari devenu paisible, les eaux de Venise plus limpides laissent enfin voir des poissons pleins de vie. Le piégeage et toutes les chasses arrêtées (le rêve !), les cerfs, les blaireaux et autres animaux sauvages vont vivre leur plus belle saison de reproduction, et nous constaterons que cela n’entraîne pas les catastrophes dont les chasseurs nous rebattent les oreilles. La crainte disparue, d’autres espèces se rapprochent des zones urbaines, et l’on observe des canards sur les trottoirs. Dans toutes les villes d’Europe, le surgissement du silence permet aux urbains d’entendre enfin le chant des oiseaux qui les entourent, et sans doute d’y prêter attention. Le temps retrouvé permet un lien plus proche avec les autres, avec la nature, avec les animaux. Et c’est la première marche vers le respect…

Sans être naïfs, car les apprentis sorciers qui gouvernent le monde ne nous ont guère incités aux illusions, nous pouvons penser que l’humanité vit une prise de conscience planétaire inédite qui ne peut pas ne pas laisser de traces. Et osons parier que beaucoup seront bénéfiques à la nature et aux animaux.

Photos Marc Giraud

Texte également sur le site de Marc

Posté dans Divers Écologie Étranger France Politique

Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

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