Sauts de puces

Rubrique consacrée plus particulièrement à l’abolition de la tauromachie sous toutes ses formes, sur le plan national et international.

2021

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Nîmes, feria des Vendanges. « 7 000 entrées payantes aux 6 corridas pour une capacité de 78 000 places assises » (info Alliance anticorrida). La Berezina sonne encore !

Contre la corrida, ça continue ! Et de trois, et de quatre… et de cinq : après Groupama et MMA Assurances, c’est au tour du Crédit agricole, de Suez et de Novotel de ne plus souhaiter que leur nom soit associé à la corrida (le tout sur nocorrida.com). 

Crédit agricole. Et de trois ! Après Groupama et MMA Assurances, c’est au tour du Crédit agricole de ne pas souhaiter que son nom soit associé à la corrida (nocorrida.com/2021/09/08/le-credit-agricole-desavoue-tout-soutien-financier-aux-corridas).

MMA Assurances. Et de 2 ! Après Groupama, c’est au tour de MMA Assurances de ne pas souhaiter que son nom soit associé à la corrida (nocorrida.com/2021/09/01/linc-56).

Les Landes, ses chasses et ses corridas. Et le Gers, qui n’en est pas loin, son foie gras et… tiens, ses corridas, puisque François Rivière, maire de Seissan, en organise une le 5 septembre, alors que 81 % des Français sont contre (sondage Alliance anticorrida/Ifop, 24 août 2021), « avec deux jeunes taureaux piqués, banderillés et mis à mort » (Alliance anticorrida sur Twitter le 20 août). Entrée gratuite pour les moins de 14 ans, probablement par démagogie, pour attirer la sympathie, et aussi pour remplir des arènes de plus en plus vides en France. D’autant plus que, régulièrement, des victoires sont à l’actif des associations abolitionnistes. Le 6 juillet, Claire Starozinski annonçait que, à la suite de l’action menée par l’Alliance anticorrida, dont elle est la présidente fondatrice, la société Hexoa, partenaire de La Redoute, qui mettait en vente des tableaux représentant des corridas, les avait retirés de son catalogue.

Groupama. Deux agences de Groupama dans le sud-est ont décidé de financer des corridas et même de créer un trophée portant le nom de Groupama. Le collectif Cazarrata et No Corrida ont contacté la direction générale de Groupama, qui n’était pas au courant et a clairement désavoué par écrit cette initiative, en précisant : « Le soutien que vous nous avez signalé de deux caisses locales Groupama à certaines corridas ne correspond en aucune manière à une position définie par le groupe Groupama […]. Le bien-être animal fait naturellement et en effet partie des enjeux et des axes que nous souhaitons développer. Vous pouvez donc compter sur notre détermination. » Une très belle victoire ! Roger Lahana, président fondateur de No Corrida.

Langage fleuri à Béziers. Discours de Robert Ménard, maire apparenté RN de Béziers, trois jours avant la manif anticorrida du 14 août réunissant plusieurs assoces : « On s’en bat l’œil », « Allez vous faire foutre »,  « Les corridas, on continuera à en faire ». La grande classe d’un politique en responsabilité…

Corridas interdites à Gijón ! La maire de Gijón (Espagne), 300 000 habitants, interdit les corridas face à la crétinerie abysssale des organisateurs. Les aficionados sont notoirement des personnes avides de souffrance animale et capables de bien des ignominies. Certains d’entre eux ont atteint un sommet dans l’abjection il y a quelques jours à Gijón. Deux des taureaux envoyés à la corrida qui s’est tenue là ont été prénommés « Féministe » et « Nigérian » avant d’être torturés à mort la semaine dernière dans l’arène de Gijón. Tant qu’à supplicier un animal, autant lui donner un nom qui fasse rire grassement les spectateurs assistant à ce spectacle odieux. On imagine le dialogue, probablement très arrosé, lors duquel les organisateurs ont eu ces ignobles idées. Ce devait être sur le mode : «Tiens, et si on massacrait un féministe ? Attends, et aussi un Nigérian, c’est trop drôle, les aficionados vont adorer! »
Le problème, c’est que ça n’a pas du tout fait rire la maire socialiste, Ana, Gonzalez, qui a déclaré face à ces initiatives écœurantes de bêtise et de haine le 19 août sur la radio Cadena Ser : « Plusieurs lignes ont été franchies, deux en fait : une avec “Féministe” et une autre avec “Nigérian”». La gestion des arènes dépendant de la ville, elle a pris la décision d’y interdire désormais les corridas. “Dans une ville qui croit en l’égalité entre les femmes et les hommes, dans l’intégration […] nous ne pouvons pas permettre ce genre de chose“.
Que pensez-vous que les aficionados ont répondu ? Qu’ils ont présenté leurs excuses ? Pas du tout. Le torero qui a tué l’un des taureaux a enfoncé encore plus le clou en expliquant que les noms Féministe et Nigérian sont utilisés depuis plus de 40 ans et que toute leur progéniture “porte le même nom afin que la lignée perdure ». Ah, d’accord : si les éleveurs étaient machistes et racistes il y a 40 ans, il ne faut surtout pas que ça change, c’est une question purement pratique et si la maire ne comprend pas ça, c’est qu’elle a une “méconnaissance du monde rural“. Autrement dit, si les éleveurs étaient abjects il y a 40 ans, il faut que cela perdure et que surtout rien n’évolue. La tradition, encore et toujours, la tradition du pire… Mais qui peut admettre un raisonnement aussi pourri ?
Pas la maire, en tout cas. Et la plupart des gens normaux non plus.
Roger Lahana, président fondateur de No Corrida

Sources : AnimaNaturalis et le journal Sud-Ouest

Équateur. La Ville de Quito « [a] interdit [par ordonnance du 29 décembre 2020] tous les spectacles publics ou privés impliquant la souffrance ou la mort d’animaux », donc, de fait, les combats de coqs et la corrida, et aussi les combats de chiens, car cette ordonnance concerne « la faune urbaine ». Une précision de Roger Lahana, président de No Corrida : « Ce vote de la mairie de Quito est un très grand pas vers la fin des corridas et autres divertissements cruels. Restons cependant prudents jusqu’à la décision de la Cour constitutionnelle, qui doit confirmer sa validité. »

Venezuela. La feria de San Cristóbal aura lieu en 2021 sans corridas (infos complètes ici).

Colombie. Bogota pense à la défense des droits des animaux, en cette année « blanche », due au Covid, sans corridas, et va de l’avant (nocorrida.com/2021/01/12/bogota-colombie-avance-dans-le-processus-visant-a-eliminer-la-tauromachie-de-la-ville).

En France, pendant ce temps-là… Nîmes, sixième ville la plus pauvre de France, a généreusement accordé plus de 200 000 euros (exactement : 201 587) à l’entreprise de Simon Casas pour l’organisation de corridas en 2021.
Luce Lapin

2018

Espagne

 Dimanche 27 mai 2018 a eu lieu à Madrid, en Espagne, « berceau de la tauromachie », la deuxième manifestation internationale contre la corrida. Entre 20 000 et 40 000 personnes étaient présentes. Dans la capitale ! Indépendamment de l’habituelle « querelle des chiffres », ce qu’il faut retenir, c’est que les abolitionnistes furent plusieurs milliers, voire dizaines de milliers. Et toc !

https://www.20minutos.es/noticia/3351918/0/miles-personas-contra-la-tauromaquia-en-madrid/

Traduction de l’article de « 20 minutos » :

« Des milliers de personnes réclament l’arrêt des spectacles taurins »

« 40 000 manifestants, dont de nombreuses célébrités du monde culturel, ont défilé dans les rues de Madrid pour exiger l’abolition de la tauromachie.
L’événement a débuté par une performance à laquelle ont participé 500 activistes, cassant des banderilles et formant un nuage rouge représentant le sang de plus de 20 000 taureaux, vachettes et veaux tués chaque année dans les spectacles et « fêtes » populaires en Espagne.
La manifestation, organisée par 17 associations, a compté le soutien de 170 collectifs de la protection animale, y compris le parti politique espagnol EQUO ainsi que l’Association parlementaire de défense des droits des animaux.
La psychologue et collaboratrice de l’association Gladiateurs pour la paix a déclaré que la tauromachie était « le talon d’Achille » de la maltraitance animale et que « son abolition entraînerait la baisse d’autres formes de maltraitance, qu’elles soient humaines ou animales ».
Quant aux nombreuses personnalités du monde artistique qui ont participé, on relève les noms de l’humoriste français Rémi Gaillard, d’Aymeric Caron, fondateur du parti antispéciste français REV, des créateurs d’Eco-cirque, un cirque sans animaux en France, André-Joseph et Sandrine Bouglione (du cirque Bouglione, converti en cirque sans exploitation animale), ainsi que les eurodéputés du parti espagnol EQUO Florent Marcellesi, Juantxo Lopez de Uralde et Rosa Martinez, entre autres. »
Luce Lapin
5 juin

L’an dernier, la première manifestation internationale pour l’abolition de la corrida eut lieu le 12 mai à Madrid. Elle a rassembléplusieurs milliers de personnes. Ça continue cette année ! Le 27 mai aura lieu la deuxième manif, également dans la capitale. Cela se confirme, les Espagnols ne veulent plus de barbarie dans leurs arènes, que ce soit dans la capitale ou dans le Sud même, censé être le « berceau de la tauromachie »… Deuxième, donc pas dernière, édition cette année, dimanche 27 mai : rendez-vous à 11 heures à la Puerta del Sol. Plusieurs associations organisent cet événement, notamment l’excellente AnimaNaturalis , dont je suis régulièrement l’actualité. « Le 27 mai, nous devrons crier bien fort que nous ne voulons plus que la torture de ces animaux soit tolérée ni subventionnée. » AnimaNaturalis agit contre toutes les cruautés exercées sur les animaux. Des autocars partiront de Barcelone, Saragosse, Alicante, Valence… De nombreuses actions se dérouleront lors de la manif, et ce, dès le début.
Luce Lapin
20 mai

Cadiz : 1 mort. Les lâchers de taureaux ont commencé, avec, comme chaque année, son lot innombrable de blessés… et de morts, une dizaine par an. Durant ceux de la « fête » du « Toro del Aleluya », un homme est décédé à Arcos de la Frontera après avoir reçu un coup de corne, qui lui a perforé les poumons, d’un taureau nommé Trampero . Mais l’État s’obstine à continuer de financer et d’organiser ces « spectacles » de rue.
Luce Lapin
1er avril

¡Tauromaquia Abolición ! Dimanche 8 avril, le PACMA, Partido contra el Maltrato Animal, Parti contre la maltraitance animale, manifestera à Séville pour demander l’abolition de la tauromachie. Rendez-vous au Palacio de San Telmo à 17 heures.

Ley Cero (Loi zéro). Le 15 mars, manifestation organisée par PACMA, Partido contra el Maltrato Animal, Parti contre la maltraitance animale, devant le Congrès des députés à Madrid pour demander une loi nationale de protection animale. Plusieurs centaines de personnes sont sorties dans la rue pour exiger une loi qui permette d’en finir avec les mauvais traitements aux animaux. Le moment est arrivé où les politiques doivent prendre conscience que contre la torture et la maltraitante animale, « ¡SOMOS MAYORÍA », nous sommes la majorité ! (Traduction libre.)

Valencia. Samedi 10 mars, des centaines de personnes ont manifesté contre le massacre de plus de 50 taureaux. « Un grand “nuage teint en rouge” a couvert une partie de la place de la Mairie lors d’une manifestation où une centaine d’activistes ont brisé des banderilles, symbole de la cruauté de la corrida, afin de protester contre la torture et la mort de plus de 50 taureaux pendant les Fallas, fête annuelle de la ville. Cette impressionnante performance, réalisée sous le slogan ”Pour des Fallas sans Cruauté”, a été organisée par l’association internationale AnimaNaturalis. Pendant la représentation, après la lecture d’un manifeste, une centaine de ces instruments de torture ont été cassés en expulsant de la poudre rouge qui rappelle le sang versé pendant les dix jours des festivités municipales.
Dans l’après-midi, d’autres associations espagnoles se sont rassemblées devant les arènes de Valencia pour crier leur révolte. »
Luce Lapin
11 mars

Colombie

Projet de loi. Le projet de loi pour l’abolition de la corrida a été voté à l’Assemblée nationale le 21 mars. Il doit maintenant être approuvé par le Sénat.
Luce Lapin
24 mars

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Négation du vivant

Exploités, maltraités, gavés, broyés, harponnés, consommés, expérimentés, toréés, chassés, pêchés, piégés, électrocutés pour leur fourrure, emprisonnés dans les cirques, enfermés dans les zoos, les delphinariums, abandonnés, humiliés, méprisés… NIÉS. À poil, à plume ou à écaille.

Les animaux. La dernière des minorités.

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